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L'Abbé
Maurice vous invite à découvrir la richesse |
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| Le sacrement de l'Eucharistie |
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| La symbolique de
l'eucharistie Un rite identique symbole du don total de Dieu à vivre de façon continuellement différente au cours de mon histoire "La messe, c'est toujours la même chose". On entend très souvent cette remarque pour justifier le fait de ne plus "pratiquer". En fait, ces personnes-là ont plus ou moins raison. Effectivement, à peu de choses près, le rite d l'eucharistie est toujours le même. C'est le premier symbole de l'eucharistie : Dieu est fidèle, il ne change pas ! C'est aussi le symbole du don total de Dieu. Autrement dit, Dieu nous donne tout dès la première eucharistie auquel nous participons. En fait, si nous étions capables, nous les hommes, d'accueillir ce don dans toute sa plénitude, une seule eucharistie nous suffirait. Cependant, c'est bien à ce niveau que le problème se pose. Dieu est toujours le même mais nous nous ne sommes jamais identiques ! Nous sommes inscrits dans une histoire qui implique la nécessité de répéter le rite d'accueil des dons de Dieu. C'est parce que nous sommes toujours différents dans le temps qu'il s'agit pour nous de s'ouvrir à tous les moments de notre histoire. C'est pour cette raison que nous devons sans cesse participer à l'eucharistie... même si c'est toujours la même ! Prenons un exemple concret. Je suis enfant,
je fais ma première communion.
La symbolique du rite eucharistique L'eucharistie ne se comprend
pas comme étant vécue individuellement. L'Eglise a toujours combattue la tendance à
vouloir en faire une dévotion privée au sens d'individualisé, d'isolée. Il n'y a pas
d'eucharistie si la communauté n'est pas présente ou du moins symboliquement
représentée par quelques chrétiens. Il existe des dérogations pour des cas
particuliers (prêtres ermites, dans le désert ou dans certaine communauté religieuse)
mais il n'est pas demandé au prêtre de célébrer l'eucharistie seul. L'eucharistie
célébrée par le prêtre est l'offrande de l'Eglise à travers une communauté
concrète, tangible. Il faut reconnaître que certaines célébrations vécues (surtout en
occident) trahissent au départ ce symbolisme (et donc le sens profond de l'eucharistie)
au moment où les gens sont dispersés dans l'Eglise et qu'ils se tiennent au fond de
l'église ! La question n'est pas qu'il y ait beaucoup de monde car dans ce cas on peut
adapter la célébration à un groupe restreint, la question est au niveau du signe d'un
peuple dispersé même si l'assemblée est assez nombreuse. Comme prêtre je ressens
souvent une communion plus profonde dans une messe de semaine où il y a 20 personnes
(pour un village de 1000 habitants à 75 % catholique) que lors d'un enterrement où
souvent les personnes présentes viennent davantage pour le mort que pour le Christ ! Ils
ne répondent rien ne savent pas comment réagir aux différents rites qu'ils ne
connaissent plus du tout ! La participation vivante au rite, aux prières, aux symboles et
aux chants est le deuxième élément déterminant de la symbolique de communion. On peut
faire encore beaucoup d'efforts pour favoriser la communion des fidèles au moment de
l'accueil à l'église (on peut prendre un temps de salutation, p.ex.) et à la sortie en
ne se quittant pas tout de suite sans parler, bien sûr de tout ce que l'on peut faire
pendant la célébration. L'intégration de toutes les classes d'âges est déterminante
aussi dans la symbolique de communion eucharistique. Personnellement je déteste
l'expression "messe de jeunes" "messe d'enfants" "messe des
familles" comme si toutes les messes n'étaient pas pour tout le monde ! parlons
plutôt de messes adaptés pour les enfants mais dont l'invitation s'adresse à toute la
communauté. Lorsque je parle aux enfants (messe adaptée pour eux) c'est le moment où
les adultes écoutent le plus et souvent comprennent le mieux ! L'acceptation de l'autre
est déterminante pour toute la symbolique de communion dans l'eucharistie. Nous avons déjà parlé de l'accueil mais ce dernier doit se vivre tout au long de la célébration ! Ne cherchons pas trop de choses spectaculaires... si les chrétiens sont déjà capables de se faire de beaux sourires (sincères naturellement) c'est déjà énorme. Il y a également le geste de paix (et le rite pénitentiel) à développer surtout dans la dimension de l'accueil dans la réconciliation. Pour être vrai, (condition d'une liturgie bien vécue, crédible et donc source de conversion) il faut que chacun puisse garder son espace de liberté. Par exemple, il ne faut pas forcer à tout prix un geste de paix si un chrétien ne peut pas le faire en vérité, l'accueil de l'autre passe aussi par l'accueil de celui qui ne peut pas encore se convertir ceci est très important à mes yeux car il révèle la miséricorde de Dieu ! Toute liturgie commence par le signe de la croix pour signifier qu'elle nous fait entrer en Dieu (elle ne nous laisse pas en face de Dieu). Nous avons ici, dès le départ, une différence essentielle avec la foi des deux autres grandes religions monothéistes que sont l'Islam et le judaïsme. Dieu est Trinité de Personnes, par le Christ et dans l'Esprit-Saint nous pénétrons au cur de Dieu et Dieu pénètre en nos curs. La communion eucharistique en est le symbole par excellence car nous recevons à manger le Corps du Christ ! Que de signes de la croix sont bafoués par leur rapidité... même chez les prêtres... en faisant le signe de la croix ils pensent déjà à leur introduction ! Vous pensez bien qu'il y aurait mille choses à dire sur chaque élément de l'eucharistie. Pour le rite pénitentiel j'aimerais en souligner deux. Tout d'abord nous sommes confrontés à une tension entre deux paroles du Christ: "Quand donc tu présentes ton offrande à l'autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis reviens, et alors présente ton offrande." (Mt 5,23-24) "Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades; 32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir." (Lc 5,31-32) Ainsi d'une part, le Seigneur souligne l'exigence de la réconciliation avant de se présenter devant l'autel mais d'autre part nous avons besoin de lui pour guérir ! On entend souvent les gens dirent : "ils vont à la messe et ne sont pas meilleurs que les autres !" Pas étonnant ce sont les malades qui ont besoin de médecin ! Mais il est vrai qu'il est grave pour un chrétien de célébrer le pardon et la réconciliation, la communion et de ne pas la vivre concrètement dans son histoire ! Le deuxième élément que je voulais signaler est l'apparente facilité avec laquelle nous sommes pardonnés au rite pénitentielle dès que l'on se présente à l'eucharistie ! En fait, effectivement, du côté de Dieu, dans son immense bonté, même avant que je me présente devant lui pour demander pardon, je suis déjà pardonné, donc avant même que je vienne à la messe ! (c'est le sens de la parabole de l'enfant prodigue, le Père a pardonné bien avant le retour de son fils). Par contre, pour que ce pardon soit effectif, réel en moi (et non seulement en Dieu), je dois l'accueillir et la réalité de cet accueil se vit dans le sacrement (baptême, pardon, eucharistie principalement) mais cela ne suffit encore pas car, si j'ai tout en moi (la grâce pour vivre ce pardon) je ne le vis pas encore nécessairement au quotidien ! C'est pour cette raison que toute la vie doit devenir "sacrement" signe de la réalité en moi donné au cours du sacrement ! J'ai beau savoir aller en ski s'il n'y a pas de neige cela ne me sert à rien. De même, j'ai beau recevoir la grâce du pardon, si je n'en vis pas concrètement, cela ne me sert à rien ! A peu près dans toutes les cultures la joie s'exprime, entre autres, par le chant. Il est donc toujours préférable, dans la mesure du possible de chanter le "gloria". On a ici un exemple typique d'un rite identique mais qui est toujours différent si je le célèbre en vérité, c'est-à-dire si je l'intègre dans ma vie ou j'ai multiples raisons, à chaque fois différentes, de chanter la gloire de Dieu. Si je ne vis pas réellement ce site, je le trouve très rapidement ennuyeux par sa monotonie et je finis par ne plus y trouver de sens et donc de l'abandonner !
De manière générale, chaque rite et symbole doit être fait dans la conscience de l'instant présent. Il doit se faire à un rythme ajusté pour que la communauté puisse le "digérer". On ne peut pas mettre l'accent sur tous les rites et symboles (c'est trop riche) on prendra alors plus de temps pour les gestes et symboles que l'on veut souligner de façon plus particulière en fonction de la Parole de Dieu et non des sentiments bienveillants du curé ou du groupe liturgique. Cette remarque est essentielle car la liturgie n'est pas humaine, elle est don de Dieu et s'incarne dans notre humanité par la communauté de l'Eglise. Ceci n'implique pas que l'on ne puisse pas choisir des textes de la Parole de Dieu en fonction de situations communautaires et d'événements bien précis, cela signifie que la Parole de Dieu choisie doit devenir célébration, c'est elle (même si pour une bonne raison c'est nous qui l'avons choisie) qui doit nous convertir et non l'inverse. J'ai l'impression qu'il y a des tendances à vouloir convertir la Parole de Dieu lorsqu'on lui fait dire ce que l'on a envie ! La prédication est certainement un des moments les plus redoutable car il est très difficile de prêcher. En fait, elle ne devrait rien ajouter à la parole, son but devrait se limiter à aider l'assemblée à mieux comprendre la Parole et surtout à l'aider à poursuivre (et à lui donner envie de poursuivre) sa méditation de la parole. Une énorme difficulté vient du fait du décalage toujours plus grand entre les générations et de pluriculturalité de l'assemblée. Si ces réalités communautaires sont (ou peuvent être) une grande richesse, l'art de la communication n'en est pas moins rendu difficile. Qui peut prêcher ? Il y a parfois des polémiques sur la question des ministères. Je ne peux pas m'étendre largement sur cette question dans le cadre de ce document. Je renvoie à mon étude sur la symbolique de l'Epoux et de l'Epouse. http://www.multimania.com/mauricequeloz/favorite.htm Le prêtre est le symbole du Christ, homme, de l'Epoux, l'église, par la communauté est symbole de l'Epouse. On critique souvent ceux qui affirment que le prêtre doit être un homme d'en faire une question de pouvoir. C'est souvent vrai mais ce qui est malheureux est de voir que ceux qui affirment le contraire utilisent souvent les même arguments de pouvoir (consciemment ou non). Ce n'est donc pas une question de pouvoir mais de vérité symbolique entre autres. Les annonces de la vie paroissiale, la quête et l'offertoire C'est un tout d'offrande. On offre au Seigneur ce que l'on va vivre durant la semaine. Ce n'est pas une coupure de distraction si c'est perçu dans la dynamique de l'offrande, il en va de même pour la quête. Nous entendons souvent des gens qui réclament parce que le "bruit de l'argent" les dérange. C'est peut-être davantage l'interpellation inconsciente du scandale de nos richesses qui les dérange ! La quête doit nous rappeler au réalisme de la vie, nous ne sommes pas des anges la réalité de notre amour passe par le partage matériel. Nous devons faire un effort pour présenter la quête dans ce sens-là ! Quant à l'offertoire, à mon avis, c'est une des parties de l'eucharistie les plus importantes et pourtant elle est souvent "mise de côté" comme un passage obligé. Précisément les gens pensent à sortir leur porte-monnaie (pour les communautés qui font la quête pendant l'offertoire) et on passe à côté du symbole profond de la quête, le partage matériel symbole visible de notre offrande invisible prolongé à travers l'offrande du pain et du vin. C'est l'offrande de nos vies qui doit être réellement vécu à ce moment-là ! "Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu: c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre." (Rm 12,1) Parfois, dans des célébrations solennelles, on met en valeur l'offertoire et j'en suis très heureux pour autant que le but n'en soit pas simplement esthétique ou culturel ! Il faut aussi penser à l'offrande de toute la création, c'est donc l'occasion de mettre en valeur les fruits de la terre et du travail des hommes: "Tu es béni, Dieu de l'univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes..." dit le prêtre à l'offertoire. On peut être renfermé sur soi-même, nous l'avons dit ci-dessus mais une communauté peut être aussi renfermée sur elle-même. Le sanctus est précisément le rappel fondamental de l'ouverture, non seulement au monde, (la quête, la prière universelle et d'autres rites eucharistiques peuvent encore le souligner) mais l'ouverture à toute l'église du ciel, à la communion des saints ! J'ai toujours en mémoire un sacristain qui comptait le nombre de personnes présentes à la messe et il me disait: "aujourd'hui peu de monde, 25 personnes !" et je lui répondait "aujourd'hui ? une foule innombrable de saints !" Je vous invite à lire ici l'excellent document de Louis-Marie Chauvet Les sacrements, ed. de l'atelier, Paris, 1993, pp. 158-167. C'est toute l'histoire de la création et de l'humanité qui est vue comme Don de Dieu et qui est condensé dans la Personne du Christ pour être offert en retour au Père dans le souffle de l'Esprit. C'est donc toute la création, toute l'histoire de l'humanité qui est condensé dans cette offrande pour être divinisée et pénétrer dans le coeur de Dieu. Nous sommes donc invités à y entrer comme dans une chambre où le Christ nous inviterait d'entrer ! C'est pour cette raison que la prière eucharistique reprend brièvement l'histoire du salut. J'aime particulièrement, pour cette raison, la prière eucharistique no IV. Beaucoup la trouve trop longue... Il y aurait bien des choses à dire sur la longueur des célébrations, je dirais simplement qu'une liturgie vécue de l'intérieure n'est jamais trop longue... on voit pas le temps passer... mais il faut aussi "respecter les faibles" comme dit saint Paul. Personne n'est à l'abri d'être faible un jour car nous ne sommes pas toujours "décidés" de la même manière. Il faut le respecter aussi mais je suis convaincu que la question de la longueur de la célébration est un faux problème en soi, autrement dit il cache un problème plus profond. La prière eucharistique nous fait entrer aussi, par le mémorial, dans l'éternel présent de Dieu. On trouve déjà ce mémorial dans la liturgie juive "c'est aujourd'hui que tu fais passer ton peuple à travers la mer rouge" ! Il y a des siècles que l'événement est passé dans son historicité mais pas dans le coeur de Dieu que nous rejoignons. On ne comprend pas le mémorial liturgique si on ne comprend la dimension symbolique de l'événement passé. Le plus important n'est pas l'historicité du passage de la mer rouge (autrement dit la dimension visible de l'événement) mais ce qu'il a révélé et qui dépasse infiniment l'historicité. P.ex. le passage de la mer rouge est la préfiguration du baptême et donc du salut libérateur de Dieu réalisé par le Christ. On comprend que cette réalité-là signifié historiquement par le passage de la Mer rouge dépasse infiniment une époque précise de l'histoire. Ainsi, le mémorial liturgique est la manifestation visible pour nous aujourd'hui (car le signe visible du passage de la mer rouge ne se réalise pas aujourd'hui c'est le rite qui le remplace) de notre "passage libérateur dans le Christ". Nous sommes donc rendus contemporains de ce passage dans son essence même ! A la limite on peut dire que ce passage est encore plus vrai dans le mémorial pour nous aujourd'hui (des milliers d'années après) que pour un hébreu qui l'aurait éventuellement mal vécu spirituellement en son temps ! Le cardinal Journet disait "si je ferme les yeux en célébrant l'eucharistie, je prends une certaine distance par rapport à ce que je vois et j'ouvre mes yeux de la foi et je vois le Christ sur la croix réellement présent dans le sacrifice eucharistique" (La messe, card. Journet, DDB, 1957, ch II). Le cardinal ne veut pas dire que le Christ souffre réellement sur la croix en l'an 2000 ! Il veut dire que c'est lui qui est "transporté" et qui devient contemporain du Christ dans l'éternel Présent du coeur de Dieu. Le Christ, certes, dans son Corps qui est l'Eglise continue aujourd'hui encore sa Passion (pas besoin de faire un dessin pour le comprendre) mais l'offrande d'Amour sur la Croix est éternisé dans le coeur de Dieu et c'est pour cette raison que nous sommes réellement sauvés. La présence réelle du Christ... Voilà une question oeucuménique. On me dit souvent "vous qui êtes sensibles aux symboles comment comprenez-vous que bien des protestants disent qu'il n'y a qu'une présence symbolique du Christ lors de la sainte cène ?". Effectivement, cette présence est symbolique et c'est le seul cas où le symbole se réalise dans toute sa plénitude. Autrement dit, le symbole étant le signe visible de l'invisible, le pain devient le symbole par excellence du Corps du Christ car il signifie sa présence réelle ! Évidemment notre société dévolarisant souvent le symbole ne comprend pas cela ainsi et pourtant ! Le cierge pascal est aussi un symbole du Christ ressuscité et lorsque l'on célèbre la Pâques, il nous rappelle que le Christ est réellement présent mais ce symbole là ne se réalise pas dans toute sa plénitude car il ne viendrait à l'idée de personne de dire que ce cierge c'est le Christ ! C'est ce que nous pouvons dire, par contre du pain eucharistique. Comme le chrétien reçoit le Corps du Christ, il devient lui aussi plénitude symbole de l'invisible puisque le Christ est réellement présent en nous (malheureusement, concrètement il n'est pas toujours fidèle à visibiliser cette présence). Ainsi les deux seuls cas où le symbole se réalise dans toute sa plénitude c'est l'eucharistie et l'être humain. L'eucharistie, non pas vue pour elle-même (car visiblement un morceau de pain est moins l'image de Dieu qu'un visage humain) mais en vue du chrétien qui le mange ! L'Eglise a toujours refusé de donner au chrétien la sainte eucharistie pour la porter sur soi ! Si on la donne c'est toujours pour qu'elle soit mangée, on la porte au malade mais on ne doit pas la garder sur soi. On aurait ici un contre-signe de la présence réelle du Christ en nous ! Voilà une dévotion qui révèle en fait un grand manque de foi. De même on adore Dieu dans la sainte eucharistie, non pas comme un "objet" magique mais dans son don jusqu'à être mangé par le Chrétien ! L'eucharistie est une médiation et non une fin en soi. Cette remarque est très importante pour une saine dévotion à l'eucharistie. Dans le ciel plus besoin de cette médiation, plus besoin d'eucharistie car nous aurons éternellement reçu la Présence. (Nous avons vu ci-dessus pourquoi il était nécessaire durant notre histoire de renouveler cet accueil du Christ dans l'eucharistie. L'envoi doit souligner, à mon sens, une grande paix pour "repartir dans le monde" il doit aussi nous inviter à devenir eucharistie dans le quotidien et nous donner l'envie de poursuivre notre méditation. Il est bon aussi d'inviter les chrétiens à la contemplation de sa présence dans le quotidien de nos vies, dans les personnes que nous rencontrons. D'inviter à voir son oeuvre dans la création mais aussi dans les événements de nos vies. |
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