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L'Abbé Maurice vous invite à découvrir la richesse du sacrement des malades. |
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| Le sacrement de l'onction des malades, symbole de guérison. Le mystère du mal -sous toutes ses formes- est un des obstacles essentiels pour la foi car il semble réduire à néant (ou presque) d'une part l'amour de Dieu et d'autre part sa "toute-puissance". Le sacrement de l'onction des malades est ainsi un signe "redoutable" dans le sens où il doit être porteur de ce qu'il signifie pour être reconnu et accueilli. Trois éléments indissociables sont soulignés par les paroles du prêtre au moment de l'onction : - le réconfort face à la souffrance "..... (prénom du malade), par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l'Esprit-Saint. - la guérison du péché par le pardon, le salut Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu'il vous sauve - la résurrection et vous relève." Par rapport au signe du sacrement nous sommes face à la même difficulté que celle de Jésus face au paralytique: "Qu'est-ce qu'il est plus facile de dire: tes péchés sont pardonnés ou lève-toi, prends ton brancard et marche !" Assurément, il est plus facile de dire "tes péchés sont pardonnés", au niveau du signe car tout le monde comprend que cette guérison-là n'implique pas de signe concret au moment ou les paroles sont prononcées. Par contre "lève-toi, prends ton brancard et marche !" implique un signe immédiat pour que les paroles soient crédibles. Dans le sacrement des malades, les paroles du prêtre sont plus nuancées, elles n'impliquent pas un geste visible immédiat: "Que le Seigneur vous réconforte par la grâce de l'Esprit-Saint". C'est l'onction d'huile qui devient le signe visible. Cette discrétion de l'église n'est-elle pas un manque de foi ? Je ne crois pas car la guérison intérieur est plus importante que la guérison extérieure. "Nayez pas peur de ceux qui tuent le corps, craingnez plutôt ceux qui tuent l'âme." (Mt 10,28) Aucun évangile affirme que Jésus a guéri
toutes les maladies existentes de son temps, qu'il a guéri toutes les personnes malades -
sans aucune exception - d'Israël. Le sacrement de l'onction ne peut donc pas (et ne doit
pas) signifier que Jésus guérit physiquement tous ceux qui le reçoivent. Par contre, le
signe de l'onction d'huile signifie toujours que l'Esprit-Saint vient réconforter ceux
qui reçoivent ce sacrement. Réconforter le malade et non supprimer le mal. Ce n'est donc pas par manque de foi que l'église donne un signe discret mais pour signifier la guérison essentielle, celle qui descend à l'intérieur de l'homme et c'est le symbole de l'huile, par sa capacité de pénétration, qui symbolise cette réalité de grâce. Parfois, comme à Lourdes, par exemple, le signe de la guérison physique peut être donné - en plus - mais ce n'est pas et ce ne sera jamais le signe le plus important paradoxalement. C'est le plus extraordinaire pour les gens, c'est celui qui, apparemment, aurait tendance a susciter la foi chez les gens qui en sont témoins mais, en fait, le signe essentiel est celui de l'onction d'huile. |
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